2020 - Notre-Dame de Paris

2020 - Notre-Dame de Paris

Du 15 juillet au 16 août 2019
Prolongations jusqu’au 31 août 2019
28 représentations
5.000 spectateurs (petite jauge Covid-19)
 
Évocation par ÉRIC DE STAERCKE
D’après l’œuvre de VICTOR HUGO

Dans le secret de « Notre-Dame de Paris »
Rien à faire. Chaque été, quand l’abbaye de Villers-la-Ville accueille un nouveau spectacle, la magie du lieu opère et nous émerveille toujours autant. Cette année, la beauté du site s’apprécie d’autant plus qu’il est accessible à un nombre restreint de spectateurs, mesures sanitaires obligent. À la tombée de la nuit, bruits de cloches. Dans le choeur de l’église abbatiale entre un homme accoutré en troubadour. "Je me présente : Pierre Gringoire. Je suis le personnage principal de Notre-Dame de Paris", roman historique de Victor Hugo publié en 1831. "Je vais vous raconter cette histoire et rétablir quelques vérités…" Car cet homme, interprété par Éric De Staercke, est en réalité investi d’une mission : présenter une conférence sur Victor Hugo et son célèbre ouvrage. (…) Ce qui fait tout le sel de ce récit-"conférence", c’est qu’il est truffé d’anecdotes et de petits secrets sur la vie de Victor Hugo, qu’Éric De Staercke dévoile avec humour et délectation sur le ton de la confidence. On apprend ainsi que "Victor" était "un obsédé sexuel" accumulant les maîtresses ou qu’il n’avait pas 30 ans lorsqu’il écrivit son chef-d’oeuvre. Passionné et passionnant, Éric De Staercke emmène ainsi le public dans la petite et la grande histoire de Notre-Dame, sublimée par le décor enchanteur de Villers.
Stéphanie Bocart, La Libre, 17 juillet 2020

Notre-Dame de Paris, après l’incendie
À la fois hommage et grande farce autour de l’auteur, cette version de «Notre-Dame de Paris» est une délicieuse relecture d’un monument classique. Seul en scène dans les ruines, Éric De Staercke dépoussière le magistral roman de Victor Hugo. Rien que pour le plaisir. Incarnant tantôt un conférencier hugolien facétieux épris de son sujet, tantôt Quasimodo, Esmeralda, Pierre Gringoire ou encore Claude Frollo, Éric De Staercke embrasse tout l’univers du grand Victor de sa belle envergure de comédien. Il est la cathédrale, le décor et l’action. Par un tour de force qui ne s’explique que par le talent, il réussit à donner envie aux spectateurs d’empoigner ce fameux bouquin, ce monument, dont on a tant entendu parler, mais souvent sans jamais avoir trouvé le courage de le lire. À la fois libre et totalement décomplexée, cette revisite du roman se joue de la sévérité académique dont on l’entoure parfois. Jouissive pirouette d’un comédien qui ne se prend jamais au sérieux, cette pièce signe avec bonheur le retour du théâtre après un trop long confinement. C’est un bel hommage à la foisonnante littérature de Hugo mais aussi à feu Jacques Viala, coauteur de cette folle adaptation.
Ariane Bilteryst, L’Avenir, 17 juillet 2020

Esméralda au temps du Corona
Pandémie oblige, l'atmosphère est intimiste au spectacle estival de Villers-la-Ville. Seul en scène, Eric De Staercke plonge dans Notre-Dame de Paris et dans la vie d'Hugo. Une prestation caméléon à niveaux multiples. (…) Entre une potence, un tonneau et un portait pop art de l'écrivain barbu, voilà le comédien qui déboule, revêtant les oripeaux d'un ménestrel, petit luth à la main, et se présentant lui-même, à la manière des Six de Pirandello, comme Gringoire, « le personnage principal de Notre-Dame de Paris ». C'est ce protagoniste, le seul ayant vraiment existé et pourtant souvent passé à la trappe dans les innombrables adaptations, qui servira de fil rouge dans ce spectacle-labyrinthe. Un dédale où l'on passe en angles droits d'extraits du roman à des reconstitutions de scènes (dont une savoureuse de théâtre dans le théâtre, pour la première représentation chahutée du mystère signé par Gringoire Le Bon Jugement de Madame la Vierge) et, pour pimenter l'affaire et effacer l'image de vieux patriarche d'Hugo, des anecdotes sur la vie sexuelle mouvementée de Victor (sur base, entre autres, de Victor Hugo et la sexualité, essai tout à fait sérieux de Henri Guillemin publié chez Gallimard en 1954). Dans cet enchevêtrement de niveaux, et même si parfois les transitions manquent de tranchant, Eric De Staercke maintient l'allure, détaillant sur son propre corps chaque difformité du pauvre Quasimodo, se muant à la lueur des flammes en troublante Esmeralda, assurant le bruitage des combats, construisant avec deux chaises la cathédrale et son double beffroi, et prêtant même sa voix à la petite chèvre Djali. Au bout du compte, du pourpoint on est passés à la veste en cuir. Hugo est dépoussiéré, presque rock 'n'roll. Il ne reste plus qu'à le relire. Ca tombe bien : le roman est en vente à la sortie.
Estelle Spoto, Le Vif/ L’Express, 23 juillet 2020

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L’ÉQUIPE DU SPECTACLE

Interprété par ÉRIC DE STAERCKE
d’après l’œuvre de VICTOR HUGO

Choix des textes et adaptation : JACQUES VIALA & ÉRIC DE STAERCKE
Un spectacle de JACQUES VIALA mis en scène par ÉRIC DE STAERCKE

Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Costumes : CHANDRA VELLUT
Eclairages : SERGE BODART
Assistante à la mise en scène : SOAZIG DE STAERCKE
Régie son, lumières et plateau : DAVID DETIENNE - HUGUES VANELSLANDER
Construction dispositif scénique : JEAN-JACQUES ALLART - FRANCIS DEBON - OLIVIER DE BONDT - PHILIPPE HAZÉE - ANTOINE VANAGT - GÉRALD VANELSLANDER - OLIVIER WATERKEYN

Relations Presse : FRANÇOISE BOUZIN - Agence Entre Nous
Graphisme : DAVID SAMUËL COURTOIS
Accueil réservations : SANDRA BRENDERS

Produit par PATRICK de LONGRÉE & RINUS VANELSLANDER

 

Victor Hugo, visiteur régulier de l’Abbaye de Villers.

Victor Hugo se rendit à Villers-la-Ville plusieurs fois en 1861, 1862 et 1863, car c’était un lieu qu’il appréciait tout particulièrement, marqué par les ruines en général et l’imagination hugolienne, dans certains textes, déforme, transpose et grossit. La ruine n’est plus qu’accessoirement pour lui une occasion de méditer sur le temps et sur l’éternité mais le prétexte ou le lieu idéal pour, poétiquement, remodeer le réel, confondre les lignes, retrouver les fantasmes et les délires qui dorment aux tréfonds de la conscience face à un monde inquiétant et écrasant (...). On a pu lire jusqu’il y a peu sur un mur de l’Abbaye, gravé de sa main: “Veni, vidi, flevi: cessez de conspuer ces admirables ruines”. Il effectue des dessins du site et y consacre une large partie de chapitre dans Les Misérables.

L’auteur de ce livre a vu, de ses yeux, à huit lieues de Bruxelles, c’est là du moyen-âge que tout le monde a sous la main, à l’Abbaye de Villers, le trou des oubliettes au milieu du pré qui a été la cour du cloître, et, au bord de la Dyle (ndlr: en réalité La Thyle), quatre cachots de pierre, moitié sous terre, moitié sous l’eau. C’étaient des in-pace. Chacun de ces cachots a un reste de porte de fer, une latrine, et une lucarne grillée qui, dehors, est à deux pieds au-dessus de la rivière, et, dedans, à six pieds au-dessus du sol. Quatre pieds de rivière coulent extérieurement le long du mur. Le sol est toujours mouillé. L’habitant de l’in-pace avait pour lit cette terre mouillée. Dans l’un des cachots, il y a un tronçon de carcan scellé au mur; dans un autre on voit une espèce de boîte carrée faite de quatre lames de granit, trop courte pour qu’on s’y couche, trop basse pour qu’on s’y dresse. On mettait là-dedans un être avec un couvercle de pierre par-dessus. Cela est. On le voit. On le touche.

 

Victor Hugo : des textes pour Villers

L’œuvre de Victor Hugo, qu’elle soit littéraire ou théâtrale, résonne magnifiquement bien dans le site de Villers. Son œuvre se magnifie au contact des vieilles pierres. A plusieurs reprises, son écriture violemment romantique s’y est déjà distinguée.

1989 : TORQUEMADA
Un sombre drame qui évoque l’histoire du moine qui rénova l’œuvre de l’Inquisition.
Mise en scène : Dominique Haumont

1991: QUASIMODO (adapté du roman Notre-Dame de Paris)
Une épopée gothique narrant l’histoire du sonneur bossu en prise aux agissements troubles de son maître l’archidiacre Frollo.
Mise en scène : Alain Brunard – Adaptation : Alain Brunard et Philippe Raymakers

1997: ANGELO, TYRAN DE PADOUE
Un mélodrame contant les tribulations d’un tyran jaloux épris de l’actrice Tisbé.
Mise en scène : Pierre Abs

2002 : LES MISERABLES
Une œuvre monumentale, épique et généreuse qui décrit l’incroyable destin du bagnard Jean Valjean.
Mise en scène: Stephen Shank – Adaptations: Patrick de Longrée et Stephen Shank

En cet été 2020, nous portons sur la scène de Villers cette adaptation de NOTRE-DAME DE PARIS et durant l’été 2021, pour le 35ème spectacle d’été (report du spectacle initialement prévu en 2020 par cause de virus Covid-19), ce sera LUCRÈCE BORGIA, une tragédie ambivalente et subversive, sorte de monstre de beauté comme d’inconvenance.

En 35 années, Victor Hugo aura eu les honneurs des scènes de Villers à six reprises avec quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes.

 

Une production de DEL Diffusion Villers, en collaboration avec le Théâtre Loyal du Trac, en coproduction avec Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be et ING, et du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique

Avec le partenariat officiel de
LA UNE – VIVACITE – VW D’IETEREN FINANCE – DUVEL – VALENS – LOTERIE NATIONALE – ORES – ABBAYE DE VILLERS - TV COM – LE VIF/L’EXPRESS – LE SOIR

Avec le concours de
Le Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Service du Théâtre)
Le Commissariat général au Tourisme de la Wallonie
La Province du Brabant wallon
L’Abbaye de Villers
L’Administration communale de Villers-la-Ville
Le Syndicat d’Initiative
La Régie des Bâtiments
La Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine de la Wallonie

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