2017 - Le Capitaine Fracasse

2017 - Le Capitaine Fracasse

Du 11 juillet au 5 août 2017
19 représentations
16.500 spectateurs
d’après le roman de THÉOPHILE GAUTIER
Adaptation : PATRICK de LONGRÉE
Mise en scène : ALEXIS GOSLAIN

Un théâtre de panache et d’aventure
(…) Ces deux heures trente d’aventures, Alexis Goslain en fait une ode gourmande au théâtre de tréteaux , truffant sa mise en scène d’allusions comiques, de galipettes physiques, de plaisanteries mélodramatiques. Sans se prendre au sérieux, la pièce souligne au contraire la gaieté de l’intrigue, enchaînant les gags ou les joies ludiques du théâtre dans le théâtre. Plus qu’une histoire de cape et d’épée, Le Capitaine Fracasse devient une sorte de fête, célébrant une bande de comédiens devenus aventuriers. Même l’adaptation de Patrick de Longrée s’autorise de plaisantes libertés, comme celle d’insérer un subtil clin d’œil à Cyrano de Bergerac pendant le duel central, qui déplace tout le public dans la nef de l’abbaye. A ce jeu, toute la troupe s’amuse follement, emmenée par un Julien Vargas d’une souplesse fringante en Capitaine Fracasse. (…) On y chante, on se cache derrière des masques, on joue de l’épée avec panache, on y fait des œillades à Molière, bref, on se gargarise d’un théâtre fait main, qui sent bon la ficelle et la toile. (…)
Catherine Makereel, Le Soir, 14 juillet 2017

Les exploits du Capitaine Fracasse
Une équipe de quatorze comédiens réunis dans l’abbaye de Villers-la-Ville croise le fer dans un spectacle divertissant basé sur le roman de Théophile Gautier. (…) Réglés par le maître d’armes Jacques Cappelle, les duels aux effets garantis sont toujours plaisants à regarder. Viennent également les épisodes de commedia dell’arte particulièrement réussis. D’un bout à l’autre de la soirée, la mise en scène très rythmée d’Alexis Goslain secoue la troupe dans toutes sortes de péripéties, où brillent notamment Julien Vargas dans le rôle titre et Thierry de Coster dans celui de Blazius. (…)
Lucie Van de Walle, Entre les Lignes, 17 juillet 2017

« Capitaine Fracasse », une drôle d’aventure
(…) Il n’y a pas plus cohérent que les ruines de l’abbaye de Villers pour accueillir ce spectacle, monument du genre de cape et d’épée, qui se déroule au XVIIe siècle sous le règne de Louis XIII. (…) La pièce riche en rebondissements embarque les spectateurs dans une aventure joyeuse et drôle pendant plus de deux heures. Le spectacle permet au public de faire une rapide visite nocturne de l’abbaye, brillamment illuminée par le jeu des lumières. Le premier et troisième temps se jouent du côté nord de l’abbaye, l’entracte dans le cloître et pour assister au combat d’épée et d’ego, les spectateurs sont invités à suivre les comédiens dans le lieu principal de l’abbaye, dans la nef teinte par la lumière bleue. Les personnages de Scapin et Léandre apportent notamment l’argument comique qui réchauffe le public. Mise en scène, décors, jeu des lumières sur l’abbaye ainsi que les combats d’épée (chorégraphiés par Jacques Cappelle) sont autant de bottes qui font mouche auprès des sectateurs amateurs de grand spectacle.
Domitille Masse, La Libre, 29 juillet 2017

Ça Fracasse pas mal à Villers
Une adaptation magistrale du classique de Théophile Gautier ravive la mode du duel à l’épée. (…) En l’adaptant pour la scène, Patrick de Longrée et Alexis Goslain en font un hymne au théâtre, adressant même un clin d’œil au Cyrano de Rostand, dont l’un des inspirateurs fut… Théophile Gautier. C.Q.F.D. Considéré à tort comme un genre mineur, le roman de « cape et d’épée » est au cœur de la culture populaire. Ce Fracasse a le charme désuet et naïf des récits d’enfance, comme si des gamins jouaient aux mousquetaires dans les ruines de la vieille abbaye. En cela, il tient toutes ses promesses. Les mômes découvriront qu’on ne se bat pas qu’au sabre laser. Les plus âgés se souviendront, émus, du film où Fracasse avait les traits de Jean Marais.
Éric Russon, Moustique, 19 juillet 2017

DEL-Diffusion-Le-Capitaine-Fracasse-Villers-la-Ville-2017-
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LA DISTRIBUTION
JULIEN VARGAS (Le Baron de Sigognac)
MARC DE ROY (Pierre / Le Marquis de Bruyères)
THIERRY de COSTER (Blazius)
SARAH WOESTYN (Isabelle)
ELSA EROYAUX (Sérafine)
JACQUELINE NICOLAS (Dame Léonarde)
MAROINE AMIMI (Scapin)
NICOLAS MISPELAERE (Le Duc de Vallombreuse)
OLIVIER FRANCART (Vidalinc / Labriche / Matamore)
CAMILLE PISTONE (Léandre / Basque)
NICOLAS LEGRAIN (Agostin / Mérindol)
CÉDRIC CERBARA (Lambourde / Azolan)
MICHEL PONCELET (Le Prince)
SOLENA MULDERS (Chiquita)
GÉRALD VANELSLANDER (Doublure Matamore)

L’ÉQUIPE DE RÉALISATION
Mise en scène : ALEXIS GOSLAIN
Chorégraphe de combats : JACQUES CAPPELLE
Adaptation et scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Costumes : STEPHEN SHANK
Éclairages : CHRISTIAN STENUIT
Assistant à la mise en scène : FRANÇOIS DUMORTIER
Accessoires : DAVID DETIENNE
Décor sonore – Musiques : LAURENT BEUMIER
Maquillages : FRANÇOIS-NOËL FLAMENT
Assistante maquillages : GAËLLE AVILES
Assistants combats : CÉDRIC CERBARA – NICOLAS MISPELAERE
Confection des costumes : COSTUMIER MAGHET – SOPHIE DE CUYPER – BÉA GUILLEAUME – FLORENCE NEEFS – CAMILLE DE SENCY – ALICE MORIN
Régie de plateau : DAVID DETIENNE – DAVID COOLS
Régie lumières : CHRISTIAN STENUIT
Régie son : SYLVAIN ROBYNS – LUNA GILLET
Habilleuse : MARIANNE BRACONNIER
Assistante habilleuse : GWENNAËLLE DAOUST
Construction des décors : JEAN-JACQUES ALLART – FRANCIS DEBON – OLIVIER DE BONDT – DAVID DETIENNE – PHILIPPE HAZÉE – LUC VERRIER – ANTOINE VANAGT
Peintures des décors : OLIVIER WATERKEYN
Installation son et lumières : CHRISTIAN AIGEUR – YANN BOELS – PAULINE COLLARD – STEVE DAUNE – ANTOINE DESPONTIN - DIDIER DEWAELE – CHRISTIAN STENUIT – JOEL VAN DEN BERGE – PHILIPPE VAN DER PERREN
Presse : FRANÇOISE BOUZIN – Agence CINNA
Graphisme: DAVID SAMUËL COURTOIS
Responsable jobistes : ROMAIN TIELEMANS
Accueil reservations : SANDRA BRENDERS

Produit par RINUS VANELSLANDER & PATRICK de LONGRÉE


UNE INTRIGUE ROCAMBOLESQUE

Jeune noble désargenté, dernier maillon d'une famille ruinée, le baron de Sigognac vit reclus dans son “château de la misère”. Un soir, une troupe de comédiens ambulants lui demande l'hospitalité pour la nuit. Il les accueille et tombe sous le charme d'Isabelle, l'une des comédiennes; l'attirance est réciproque. Sigognac se laisse convaincre par les comédiens de les suivre sur les routes en poussant le chariot de Thespis. Mais l'hiver est fatal à l'un des comédiens et le baron le remplace sur le champ en prenant comme nom de scène «le Capitaine Fracasse». Au hasard de leur cheminement de bourgs en bourgs et de châteaux en manoirs, un jeune noble, le duc de Vallombreuse, s'éprend d'Isabelle. Il tente de la séduire mais lui manque de respect. Fou de rage, Sigognac le provoque en duel et le blesse gravement. La troupe décide alors de monter à Paris où Vallombreuse fait enlever Isabelle et la retient prisonnière. Sigognac et les comédiens prennent d'assaut le château où Isabelle est enfermée. S'ensuit une bagarre générale jusqu'à l'intervention du prince, le père du duc qui, voyant la bague qu'elle porte, reconnaît en Isabelle l'enfant qu'il a eu jadis avec une comédienne. L'amour d'Isabelle et de Sigognac peut désormais s'affirmer au grand jour.

De cape et d'épée. Le Capitaine Fracasse offre toutes les caractéristiques du genre romanesque que l'on appelle « roman de cape et d'épée ». Sous le règne de Louis XIII (de 1610 à 1643), un jeune noble, le baron de Sigognac, fort d'un certain esprit chevaleresque et d'un courage important, pourrait s'apparenter à d'Artagnan : il est gascon d'origine, il est chevalier, vit à la même époque et met ses talents à l'épée au service de nobles causes en défendant les plus faibles et en se battant pour ce qu'il pense être juste. On retrouve également, dans son attitude, l'importance de l'honneur et une volonté de se battre avec courage. Un esprit chevaleresque qui est accentué par son histoire d'amour avec Isabelle !

 

LE METTEUR EN SCÈNE : ALEXIS GOSLAIN

Premier Prix du Conservatoire Royal de Bruxelles en Art dramatique et Déclamation (classes de Bernard Marbaix et Charles Kleinberg, 2000), Alexis Goslain a signé avec brio l’éblouissante mise en scène d’Amadeus l’été dernier à Villers (repris avec succès cet automne au Théâtre Royal des Galeries et en tournée en mars 2018). Auparavant, à Villers-la-Ville, il avait joué dans La Reine Margot d’Alexandre Dumas (mise en scène de Stephen Shank, 2000), Dom Juan de Molière (mise en scène d’Armand Delcampe, 1999), Images de la Vie de Saint François d’Assise de Ghelderode (mise en scène de Stephen Shank, 1998) et il a été assistant à la mise en scène de Frankenstein de Stefano Massini (mise en scène d’Emmanuel Deconinck, 2013). Récemment, il a signé les mises en scène de : Le Repas des Fauves de Vahé Katcha au Théâtre Royal des Galeries et en tournée ; Comme s’il en pleuvait de Sébastien Thiéry à la Comédie Volter ; Misère de Laurent Beumier au TTO ; Sois Belge et Tais-toi ; Chacun sa place de Véronique Gallo à La Samaritaine et en tournée ; Corbeaux de Jour de Pédro Romero au Festival de Spa et à l’Atelier Théâtre Jean Villar. Auparavant, ses principales mises en scène ont été : L’Invité de David Pharao à la Comédie Volter ; Drôle de Père de Bernard Slade au Théâtre Royal des Galeries ; Belles de Nuit de Pédro Romero au Festival de Spa et à l’Atelier Théâtre Jean Vilar ; Sunderland de Clément Koch aux Riches-Claires ; Crime et Châtiment de Dostoïevski à la Comédie Volter ; Bent de Martin Shermann au Centre Brueghel ; Eux de Juan d’Oultremont au TTO ; Hostiles de Dominique Bréda à l’XL Théâtre ; Musée Haut, Musée Bas de Jean-Michel Ribes à la Comédie Volter et aux Riches-Claires ; Gilles et la Nuit de Hugo Claus au Théâtre Le Public et au Festival d’Avignon, etc.

Aborder Le Capitaine Fracasse

Sous des aspects romantiques, l’œuvre de Théophile Gautier fait surtout figure de proue dans le répertoire du cape et d’épée. Même si l’objet peut sembler désuet, Le Capitaine Fracasse s’inscrira pourtant dans l’éternité comme l’un des héros le plus vaillant et le mieux accompli de la littérature. Une bonne raison de donner à ce héros une vie à l’abbaye de Villers, tout comme ses prédécesseurs, en lui attribuant tout le mérite qui lui revient, à lui, mais aussi à son illustre auteur.
Avant d’enfiler la cape du Capitaine Fracasse, Sigognac est avant tout un jeune Baron dont les rêves se sont envolés comme son argent. Il regarde passer le temps et ne sait plus trop quoi en faire, se terrant dans une déprime la plus tenace. L’histoire pourrait s’arrêter là et pourtant… C’est une troupe de comédiens qui viendra chambouler la vie morose du Baron en débarquant un soir orageux. Cette visite impromptue déclenchera en lui une envie soudaine de changement et le jeune Sigognac sera ensuite enrôlé par la troupe. Il n’a plus rien à perdre mais tout à réaliser. Dés lors, l’aventure pourra enfin commencer pour lui en pourfendant l’injustice et en ridiculisant les conformismes.  
La très bonne adaptation du roman possède cette grâce chère à Gautier et dissimule sur son parcours tous les ingrédients de base pour se rallier au style cape et épée, dans le goût des romans épiques ou historiques qui fascinent encore aujourd’hui. Ce style qui vous rappellera peut-être comme à moi, ces après-midis de Noël, entre le cougnou et la dinde, où l’on repassait à la télévision, l’éternel « Bossu » en alternance d’une année à l’autre avec le « Capitan » et qu’on ne pouvait pas s’empêcher de regarder. Même si avec le temps l’épée a cédé la place au sabre laser, le résultat reste le même, nous sommes toujours avides d’aventures et sous la coupe de ses héros et de ses « arches perdues ».
Sur fond de trame amoureuse comme fil rouge, se déploient les incontournables combats qui font monter l’adrénaline dans le système nerveux de l’histoire. Entre fantaisies et bouffonneries, vous vous retrouverez témoins d’attaques de brigands, de duels et de guet-apens à tout rompre. Après le son mélodieux de Mozart l’année dernière, c’est désormais les bruits de fer qui s’imposeront entre les murs défaits de l’abbaye. Emmené sur un ton truculent et moderne, Le Capitaine Fracasse a mis tout en œuvre pour captiver un public curieux et le plus large possible.   
Porté par une bonne histoire, des personnages attachants joués par de bons acteurs et une bonne équipe, c’est une aubaine de concrétiser un spectacle d’une telle envergure dans les ruines de l’abbaye. Un spectacle qui sera théâtral, généreux, empreint de noblesse et d’héroïsme, en bref, essentiel.

Si pour Théophile Gautier le monde du théâtre est le monde de la fantaisie, nous allons ce soir, grâce à vous, lui donner entière satisfaction.

Alexis Goslain, metteur en scène

 

L’AUTEUR : THÉOPHILE GAUTHIER

Écrivain français né à Tarbes en 1811, Théophile Gautier est mort à Neuilly-sur-Seine en 1872. Sa famille, qui déménage à Paris peu après sa naissance, est royaliste ; son père, ancien officier des guerres napoléoniennes, est un lettré qui encourage son fils à écrire. Pendant ses études à Paris, plutôt que les classiques, ce sont des auteurs tels que les Romains de la décadence, Villon, Rabelais et autres poètes maudits qui l’attirent. Alors qu’il hésite entre littérature et peinture, la figure de Victor Hugo, qu’il rencontre en 1829, et l’affirmation du romantisme le décident.

Il publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Le Roman de la Momie, 1858). En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires …). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une Larme du Diable, 1839). En mai 1845, il accomplit un grand voyage au-delà des Pyrénées dont il rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire lui dédie ses Fleurs du Mal.

Il publie aussi des articles ou des poèmes, ainsi qu’une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il fréquente les salons littéraires du Second Empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner… et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré, Théodore Chassériau …).

La publication du Capitaine Fracasse est annoncée dès 1936 mais il ne paraît que près de 30 ans plus tard (1863) ! Dans sa préface, Théophile Gautier se justifie en expliquant qu’à l’époque de l’annonce de la publication de ce nouveau roman, il n’avait qu’un vague plan et que d’autres projets ont pris le dessus. « Pourquoi aller reprendre au fond du passé ce vieux rêve, presque oublié ?  Pourquoi donner suite à ce projet abandonné lorsqu’il était si simple d’écrire un ouvrage plus en harmonie avec les préoccupations modernes, Depuis longtemps l’on avait cesser de nous demander : « Quand paraîtra Le Capitaine Fracasse ? ». Beaucoup de gens croyaient qu’il était paru et en faisaient même la critique ; mais de loin en loin, à travers les mille soins de la vie, les voyages, l’incessante besogne du journalisme, l’achèvement d’autres œuvres, un remords nous prenait et nous songions avec une certaine honte à cette promesse non accomplie. (…) le baptême du titre lui créait une sorte d’existence qui avait besoin d’être complétée. Il fallait au moins bâtir un domicile à cette ombre errante et nous l’installâmes dans le château de la misère (…) ».

Fracasse fut menacé de ne jamais sortir de son château en ruine. Cependant il ne devait pas y rester et commença son odyssée à travers les numéros de la Revue nationale sous la forme d’un feuilleton dès 1861 pour ensuite être publié en volume (1863). Le Capitaine Fracasse demeure son écrit le plus célèbre.

Globalement, Gautier est un « maitre des mots » et ses œuvres sont très riches d’un point de vue lexical. Les longues descriptions, symptomatiques de l’époque des  romans du XIXe siècle rappellent, par leur richesse, leur abondance, et leur longueur, que ce roman fut publié en feuilletons au départ. A cette époque, les auteurs étaient payés à la ligne, ce qui peut justifier un vocabulaire riche et ces longues descriptions. Son roman est toutefois truffé de retournements de situation et, même si la psychologie des personnages est plutôt sommaire, le langage et les aventures de chacun, et la justesse de l’arrivée des personnages en font un roman très bien construit, et surprenant dans l’enchainement des événements.

 

Une production de DEL Diffusion Villers
en coproduction avec Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be et ING, avec le soutien du Tax Shelter du gouvernement fédéral de Belgique

Avec le partenariat officiel de
DUVEL – AUDI FINANCIAL SERVICES – EIFFAGE BENELUX – VALENS – LOTERIE NATIONALE – ORES – ABBAYE DE VILLERS – LA UNE – VIVACITÉ – TV COM – LE VIF/ L’EXPRESS – LE SOIR

Avec le concours de
Le Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Service du Théâtre)
Le Commissariat général au Tourisme de la Wallonie
La Province du Brabant wallon
L’Abbaye de Villers
L’Administration communale de Villers-la-Ville
Le Syndicat d’Initiative
La Maison du Tourisme du Pays de Villers
La Régie des Bâtiments
La Direction générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine de la Région wallonne

Avec la collaboration de
HECHT – RENT A CAR ENTERPRISE – CULLIGAN – DE CONINCK WINE & SPIRIT

 

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